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Exposition du 25/03/2009 au 26/07/2009

Site aux multiples facettes et métamorphoses, l’Ile Saint Germain possède une histoire particulièrement riche.

Jusqu’à la fin du  XIXe siècle, elle apparaît comme un lieu presque campagnard et à ce titre attire artistes et promeneurs. Elle est très tôt aussi utilisée pour traverser le fleuve. Aujourd’hui le pont de Billancourt marque la limite entre deux secteurs aux évolutions parallèles, longtemps marquées par une implantation militaire de type industriel à l’amont et par une urbanisation très différenciée à l’aval.

 

Formée par le regroupement de plusieurs ilots distincts (dont le dernier est la petite Ile Chabanne disparue il y a 50 ans), l’Ile Saint Germain  est la première île située en aval de Paris. Très tôt, elle est exploitée pour enjamber la Seine : par des bacs d’abord, par des ponts ensuite. Le Pont de Billancourt, au centre, est ouvert dès le 28 août 1863. Détruit pendant les événements très dévastateurs de 1870-71, il est relevé en 1873. À la pointe amont, le Pont des Peupliers, ou Pont d’Issy, est quant à lui construit en 1905.

 

Au tournant du siècle, l’Île, où la nature semble être restée vierge, fait figure de « vert paradis » aux abords d’un Paris en pleine expansion. Elle est fréquentée par des peintres estimés qui nous ont laissé des toiles représentant ses paysages, idéalisés à souhait. Également séduits par son charme bucolique, les promeneurs du dimanche, amateurs de distractions simples, viennent canoter sur le petit bras de Seine et danser au « Bal de Robinson », une  guinguette fameuse à la pointe amont.

Aujourd’hui cet aspect se perpétue à travers les Jardins familiaux de la pointe aval, les promenades « Robinson » et « Constant Pape » (avec sentier d’interprétation) aménagées en bord de Seine, les « Jardins Imprévus » et le vaste parc départemental – dominé depuis 1988 par la Tour aux figures de Jean Dubuffet.

 

Longtemps, la Seine et ses rives, utilisées pour le transport des marchandises, restent des lieux d’intense activité : même pendant l’hiver, quand le régime de la Seine devient plus irrégulier, le petit bras sert de refuge aux établissements flottants parisiens (« Bains Deligny », « Bain Royal »). À la pointe amont une baignade se crée qui avec le temps devient « piscine », tandis qu’à l’occasion, des joutes nautiques «à la lance » sont organisées, dont des cartes postales conservent un souvenir décidément mémorable.

 

Au fil d’une chronologie nourrie d’événements de tous ordres, d’autres heures de gloire peuvent également être évoquées, comme l’implantation de la Section agricole.de l’Exposition Universelle de 1867. En 1853, la Société des Glaces et Verreries de Montluçon élève dans la partie amont de grandes et imposantes halles - plus tard qualifiées de « cathédrales » ou de « Baltard » en bois - dont l’une a pu être conservée jusqu’à aujourd’hui et restaurée. À partir de 1873, elles passent aux mains de l’Armée qui y ajoute nombre de bâtiments nouveaux et y installe pour plus d’un siècle ses services d’intendance.

 

La partie aval, après avoir fait l’objet d’un projet de lotissement résidentiel au début du XXe siècle, se bâtit brusquement après la première Guerre mondiale lors de l’arrivée de familles immigrées (Italiens, Espagnols et surtout Arméniens). Depuis les années 1990, elle s’est transmuée en une forme de « laboratoire d’architecture », où interviennent de grands noms comme Jean Nouvel et Philippe Starck.